• qwertygc@framasphere.org
    qwertygc@framasphere.org
    2015-09-01

    La Dème c'est quoi ? (originellement, votre asso, c'est une sorte de contre pouvoir ?)

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  • Ameneul Slaig
    Ameneul Slaig
    2015-09-01

    Non. C'est un peu compliqué à expliquer. C'est une organisation (sans statuts juridiques déposés) qui réalise des assemblées démocratiques (avec le tirage-au-sort parmi les volontaires des 2 fonctions de l'assemblée : l'épistate et le secrétaire). Ensuite l'assemblée délibère, des propositions de déclarations, initiatives sont faites par les démotes. Les textes et amendements sont votés à la majorité. C'est donc un outil, un instrument fonctionnel et disponible pour qui souhaite s'en servir, s'entraîner à débattre de projets et voter ses lois...

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  • MixMax
    MixMax
    2015-09-01

    Et le vote à la majorité est-il le plus démocratique ?

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  • Ameneul Slaig
    Ameneul Slaig
    2015-09-02

    Je connais pas mieux... excepté le consensus. Mais j'ignore comment ça marche en réalité.

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  • MixMax
    MixMax
    2015-09-02

    J'en fait l'expérience dans le cadre de mon travail. Le fait est qu'une décision prise à la majorité absolue engage parfois tout un collectif dans une voie qui peut faire douter de sa légitimité si la majorité est au niveau du minimum requis, à savoir 50 % + 1 voix.
    Le consensus représente une exigence ambitieuse, en même temps qu'un sacré défi. Pour ce que j'en pratique, cette exigence ne peut se suffire à elle même, dans le sens où elle revient à donner à chacun un droit de veto, ce qui conduit immanquablement à des blocages, toujours plus sûrement à mesure que le nombre de votants augmente.
    Nous, on fonctionne sur un modèle en plusieurs étapes : on commence toujours par la recherche du consensus, pendant un temps donné (15 minutes de débat, par exemple), et on vérifie par un vote. Si le consensus n'est pas obtenu, on ré-argumente pendant un temps donné avant de revoter avec une exigence de majorité qualifiée (à 75 ou 80 %, par exemple). Si on n'y arrive toujours pas, on peut recourir, dans une troisième phase à un vote de type Condorcet (ou inspiré), à savoir que chaque votant établit un classement entre les différentes propositions (je donne 4 points à la proposition A, 3 points à la D, 2 points à la B, et 1 point à la C), ce qui permet de pondérer les choix, et de sortir du système binaire le choix d'une proposition excluant de fait toutes les autres.
    Tout ce processus nous incite vraiment à développer de l'argumentaire, de la force de conviction, à écouter les propositions des uns et des autres, garantie bien mieux que chacun puisse trouver sa place dans le débat, et construit une expérience assez inédite pour moi de la Démocratie au sein d'un collectif de travail. Il faut bien entendu que les modalités de prise de décision soient clairement établies, repérables et repérantes pour tous les participants, et le processus peut aussi être soutenu par quelques techniques d'animation de débat que nous, on est allé glaner du côté de l'éducation populaire.

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