• Yoann Le Bars
    Yoann Le Bars
    2015-10-02

    J’ai écouté l’émission, j’ai été très déçu par le fait qu’elle soit quand même très superficielle. En plus, j’ai noté plusieurs choses que je trouve gênantes. Du coup, je suis désolé, mon message va être un peu grognon, mais je pense qu’il n’est pas plus mal de relever les éléments qui suivent.

    D’une part, il est dit que les accélérateurs magnétodynamiques étaient la risée des scientifiques il y a quelques années. Cela prouve une fois de plus que l’on ne sait vraiment pas bien comment fonctionne la recherche scientifique. Je ne dis pas que c’est un milieu tout rose, simplement qu’il y a clairement une méconnaissance de ce qu’est ce milieu. J’essaye, à mon niveau, de donner une vision plus juste de ce qu’est le travail scientifique sur mon site – le propos n’est pas de faire ma publicité, mais si je tiens ce journal, c’est pour prendre le temps et la place qu’il faut pour présenter cela. Soit dit en passant, des accélérateurs magnétodynamiques (qui pour l’instant ne permettent pas une accélération de longue durée) sont déjà en usage dans des engins spatiaux.

    D’autre part, il est dit que ce type de propulsion contredit le principe d’action et réaction. Déjà, je pense qu’il faut éviter d’utiliser le terme « action-réaction », qui, à mon sens, porte à confusions, pour lui préférer « principe des actions réciproques » : lorsque l’on s’appuie sur une table, on exerce une force sur cette dernière. Réciproquement, elle exerce une force sur nous même qui compense la force que nous exerçons, ce qui fait qu’on ne s’enfonce pas dans la table. Elle ne réagit pas à notre force, elle exerce une force réciproque. Ensuite, ce type de propulsion ne contredit pas ce principe. Simplement, il fonctionne sur un principe différent des systèmes de propulsions des fusées, par exemple.

    Dans un fluide soumis à champ électrique, sans champ magnétique, les particules sont accélérés. Du fait que les particules positives et les particules négatives subissent des forces en sens inverse, le fluide reste globalement inerte. En ajoutant un champ magnétique, on réoriente la distribution des forces de manières à ce qu’elles soient parallèles, ce qui permet d’utiliser cette distribution de forces pour réaliser une accélération.

    Les systèmes de propulsions classiques, eux, éjectent (propulsent) de la quantité de matière à grande vitesse dans un sens pour, par action réciproque, provoquer une accélération dans l’autre sens.

    Enfin, en l’état actuel des connaissances, même à l’aide d’accélérateurs magnétodynamiques, le voyage entre systèmes stellaires est inaccessible tant à court qu’à moyen terme et très hypothétique à long terme.

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