• Benjamin
    Benjamin
    2015-09-14

    Réflexion intéressante et pertinente. Comme le disait Bourdieu dans son "sur la télévision", le champ journalistique a cela d'exceptionnel qu'il en arrive à valider ou invalider l'expertise de tous les autres champs, modifiant par là la seule structure scientifiquement rigoureuse (à l'heure actuelle), à savoir la "validation par les pairs". En clair, en étant sujet à des objectifs de part d'audience, de simplicité ou encore de sensationnalisme, la sphère médiatique n'est, pour le moment, pas compatible avec la science. D'ailleurs, les succès récents des théories créationnistes ou encore de la réfutation des causes anthropiques du réchauffement climatique, principalement diffusées par des institutions religieuses ou politiques s'appuyant fortement sur l'outil médiatique, sont là pour nous le confirmer.

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  • Yoann Le Bars
    Yoann Le Bars
    2015-09-14

    Tout d’abord, merci pour le repartage.

    Je profite de ce commentaire – qui m’est favorable, il est vrai – pour indiquer que, sur mon site, je traiterais des questions climatiques, qui font partie intégrante de mon domaine de recherche. Simplement, je veux faire les choses bien et introduire les notions une à une, donc ça prendra un peu de temps. J’utilise souvent la voie de l’histoire des sciences, parce que je trouve que c’est un bon moyen de présenter les choses de manière attrayante tout en gardant du fond et en présentant ce qu’est une démarche scientifique – en effet, pas vraiment le genre de démarche que l’on voit à la télévision.

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  • Benjamin
    Benjamin
    2015-09-14

    Rien à voir, mais mon commentaire devait arriver sur le post original, pas sur le "reshare"... Une subtilité de #diaspora ? ;)
    Sinon, cette problématique (science et médias) fait partie de mes axes de recherche "personnels". Je ne développerai pas ici, mais il est pour moi très clair que le fonctionnement fermé et élitiste de la recherche scientifique (un exemple: les tarifs exhorbitants pratiqués par les éditeurs) combiné aux objectifs économiques à très court terme des médias dominants parasite tout particulièrement la communication entre les deux mondes.
    De mon point de vue, il nous faudrait un outil, libre évidemment, et promouvant cette liberté dans l'accès et le partage de la connaissance, à même de faire cohabiter ces deux sphères. Un outil qui rétablirait un véritable lien de confiance entre scientifiques et citoyens, et qui permettrait l'ouverture entre eux de passerelles de partage bilatérales.

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  • Yoann Le Bars
    Yoann Le Bars
    2015-09-14

    Pour les subtilités de Diaspora*, je n’en suis utilisateur que depuis quatre jours, je ne peux pas trop dire… Pour ce que j’en sais, lorsque l’on fait un partage, on crée un nouveau sujet. Donc, si on veut commenter dans le sujet initial, il faut faire attention qu’on le fait au bon endroit. Cela dit, il faut reconnaître que le projet Diaspora* est encore en développement actif, les choses évoluent (et c’est tant mieux). De toute façon, le repartage est un endroit tout aussi pertinent pour commenter et entamer une discussion.

    Concernant l’articulation entre la pratique scientifique et la communication de la science, ça ne fait pas partie de mon domaine de recherche. En revanche, ça m’intéresse et je pense que ça fait partie du travail de chercheur. Mon site, à son niveau, tente de participer à cette communication. Par ailleurs, je pense qu’il y a une vraie implication sociale et politique, même si non-partisane. Je serais, bien entendu, intéressé par un travail autour de cette thématique.

    Soit dit en passant, en effet, la problématique des revues scientifique est un point important. Les chercheurs forment une clientèle captive, tandis qu’une grande partie des éléments publiés a été produite dans le cadre de la recherche publique et donc on peut se demander si les articles, pour pointus qu’ils soient, ne devraient pas être en accès libres – il faut garder en tête que, dans le cas de la publication scientifique, les auteurs ne reçoivent pas de part des bénéfices que réalisent les éditeurs.

    Un outil libre, je pense que cela inclue notamment une plateforme Internet basée sur des logiciels libres, facilitant la communication entre recherche et médias, voilà qui semble une idée intéressante. Je pense que la proposition n’est pas jetée en l’air, mais résulte d’une vraie réflexion : quels sont les objectifs et les fonctionnalités envisagées d’une telle plateforme ?

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  • Benjamin
    Benjamin
    2015-09-14

    Pour ce qui est des auteurs ne recevant pas de part des bénéfices perçus par les éditeurs, je suis, comme vous, bien placé pour le savoir ;). Mais j'essaye de rendre, autant que faire ce peut, mes articles librement accessibles au moyen d'autres plateformes, et je souhaiterais (naïvement sans doute) voir plus de chercheurs le faire (au-delà de la libre circulation au sein de la communauté scientifique s'entend).
    Pour ce qui est de la réflexion sur un outil libre, oui c'est à peu près (voire tout à fait) à ça que je pensais. Mais, toute longue qu'ait pu être ma réflexion à ce sujet, elle n'en reste pas moins embryonnaire. Comme toute recherche, elle a besoin d'émulation. De ce point de vue, je pensais commencer par la création d'une plateforme web où regrouper les avis, les idées et les points de vue pour faire grossir le projet.
    Et sinon, c'est aussi pour cela que j'aime #diaspora, un espace de foisonnement intellectuel ;)
    Et enfin, bravo pour ton (je me permets de te tutoyer) site. Les initiatives des uns deviennent souvent les motivations des autres.

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  • Yoann Le Bars
    Yoann Le Bars
    2015-09-14

    Pour ma part, je n’utilise pas assez les plateformes comme ArXiv : à chaque fois, je me dis que je devrais y penser et j’oublie…

    Pour le site, j’espère finir ce soir la version anglaise d’un article sur la relativité galiléenne et donc d’en publier les deux versions (la française et l’anglaise) dans la foulée.

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  • Yoann Le Bars
    Yoann Le Bars
    2015-09-17

    Pour information : je suis en train de lire La Démocratie des crédules de Gérald BRONNER (PUF, 2013). Il y a des pistes intéressante sur le sujet de la communication des sciences. Je pense que @Benjamin l’a déjà lu !

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  • Benjamin
    Benjamin
    2015-09-17

    Non, pas lu. Mais maintenant, je vais (j'ai fouillé le net pour ça...). Merci pour l'info !

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  • Benjamin
    Benjamin
    2015-09-17

    D'ailleurs, dans le même ordre d'idée, voilà qui pourrait t'intéresser, à moins que tu ne l'aies déjà lue ;)
    http://www.unice.fr/zetetique/articles/RM_Doctorat_Zetetique_et_medias.pdf

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  • Yoann Le Bars
    Yoann Le Bars
    2015-09-17

    Non, je ne connaissais pas, mais je l’ai téléchargé, j’espère la lire rapidement. En revanche, entre le doctorant et le jury de la thèse, on retrouve des noms connus de la zététique francophone.

    Soit dit en passant, je n’aime pas trop le terme « zététique », je trouve que ça sonne un peu comme une secte… Je préfère le terme « rationalisme scientifique ».

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  • Benjamin
    Benjamin
    2015-09-18

    Moi, je trouvais que ça sonnait "grec"... ;)
    Sinon, étrange coïncidence, mais Bronner commence son ouvrage en parlant du niveau de défiance qui existe au Brésil. Et vu que j'habite sur place, je suis bien placé pour savoir de quoi il parle. En terme de climat paranoïaque, c'est assez unique en son genre, en effet.

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