• Pascale
    Pascale
    2017-05-23

    Je ne vois pas pour autant pourquoi il faudrait boycotter les parcs animaliers. Le lien entre l'humain et la nature passe d'abord par la rencontre directe... Croiser le regard d'un singe (par exemple) est une expérience qu'aucun docu animalier ne peut remplacer. Si l'on veut protéger la nature,il ne faut pas casser le lien (déjà de plus en plus ténu), entre l'humain et la nature. L'émotion est importante, rien ne peut arriver sans cela.
    Tout le monde n'a pas le moyen de se payer un voyage vers le Serengeti ou le parc Krüger.
    De plus, de très nombreux zoos ont fait de nombreux efforts pour accueillir les animaux dans des conditions de plus en plus conformes à leurs besoins. Sans compter qu'ils jouent souvent un rôle important dans la conservation d'espèces menacées.

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  • durand_eric@framasphere.org
    durand_eric@framasphere.org
    2017-05-23

    Le lien entre l’humain et la nature passe d’abord par la rencontre directe --> si il n'y a pas de singe à l'endroit où tu habites, je ne vois pas pourquoi tu devrais avoir une rencontre directe avec eux. Commence déjà par identifier les espèces locales près de chez toi et il y en a beaucoup.

    Croiser le regard d’un singe --> Il est vrai qu’il n’est pas pareil de voir un animal « en vrai » que de le voir en vidéo. Mais voir un animal en vrai, c’est le voir dans son écosystème, c’est-à-dire dans son milieu, entouré des espèces de ce milieu, selon ses rythmes et ses comportements, ce qui n’est pas le cas dans un zoo qui n'est qu'une prison. Je trouve ça assez égoïste.

    Tout le monde n’a pas le moyen de se payer un voyage vers le Serengeti ou le parc Krüger --> je n'ai pas les moyens de me payer un voyage pour aller voir les pygmés mais c'est pas pour autant que je veuille qu'on les enferme dans des zoos pour mon seul plaisir (les zoos humains qu'on appelait des "expositions ethnologiques", mdr, c'est pas si loin...).

    De plus, de très nombreux zoos ont fait de nombreux efforts pour accueillir les animaux dans des conditions de plus en plus conformes à leurs besoins --> Il est indéniable que la majorité des zoos ont évolué par rapport au siècle dernier. Mais cette évolution reste partielle et ne saurait faire oublier la raison d’être de ces établissements : enfermer des animaux, loin de leur biotope d’origine afin de divertir la foule et de gagner de l’argent. L’impression de liberté est plus importante aujourd’hui pour les visiteurs que pour les animaux eux-mêmes. Fosses et cages ont laissé place aux îles, aux plexiglas, aux plantes en plastique : toute une mise en scène qui sert le public « client », et non les animaux « objets ».

    La longévité des animaux n’a pas évolué au fil de l’évolution des zoos. Nombre d’animaux meurent avant leur première année, car ils ne s’adaptent pas (enclos trop petits, stress, maladie, etc.). De plus, ne confondons pas reproduction et naissance : la reproduction implique une natalité qui l’emporte sur la mortalité et une croissance de nouveaux individus jusqu’à l’âge de se reproduire. Mais la majorité des espèces captives n’atteignent pas cet âge, derrière leurs barreaux.

    ils jouent souvent un rôle important dans la conservation d’espèces menacées --> Si les espèces sont en danger et disparaissent, c’est avant tout parce que l’homme les a décimées. Le travail de sauvegarde des espèces ne peut se faire que sur le terrain. Par conséquent, utiliser à des fins commerciales des animaux et prétendre que cela permet de sensibiliser l’opinion à la conservation des espèces, c’est faire un grand écart quelque peu osé. Imaginons un instant que l’on enferme des aborigènes ou des Indiens d’Amazonie pour que leur « spectacle » sensibilise l’Occident à leur disparition !
    selon le International Zoo Year Book, forum mondial d’informations sur le rôle des zoos, les réintroductions illustrent assez bien l’échec de la politique dite de « conservation » des zoos. Un échec qui se décline en quatre constats :

    1- les espèces les plus vulnérables sont sous-représentées dans les zoos car elles sont moins « vendeuses » (les batraciens par exemple, extrêmement menacés) ;
    2- les espèces « stars » (tigres, éléphants, grands singes) ne font l’objet d’aucune mesure de réintroduction ;
    3- les espèces pour lesquelles quelques réintroductions ont réussi sont principalement des espèces domestiquées ou semi-domestiquées (le cheval de Przewalski, le cerf du Père David, l’oryx d’Arabie, le bison d’Europe, l’oie Néné d’Hawaï) ;
    4- la plupart des espèces sauvages effectivement réintroduites n’ont pas survécu. Par exemple, sur les 100 tamarins-lion (un singe d’Amérique du Sud) remis en liberté, on estime que 70 sont morts. (source: http://zoo-de-france.com/content/les-zoos-en-questions)

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  • Pascale
    Pascale
    2017-05-23

    Que de mauvaise foi et d'approximations et même de généralisations totalement mensongères...
    Mais vous avez raison, finissons de couper le lien entre l'humain et la nature, et comme ça, on pourra finir de tout exterminer tranquillement sans que personne ne proteste.
    Pour votre information, les pygmées sont des humains, avec nous avons infiniment plus en commun qu'avec n'importe quel animal. Vous avez gagné le prix de l'argument le plus pourri, encore bravo.

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  • Canårđø-2.žerø
    Canårđø-2.žerø
    2017-05-23

    Si votre audition ne vous permet plus d'échanger normalement, essayez le langage des gestes ^^

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  • Pascale
    Pascale
    2017-05-23

    Ah mais le fait que vous prenez les autres pour des cons n'est que trop évident.

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  • durand_eric@framasphere.org
    durand_eric@framasphere.org
    2017-05-24

    Que de mauvaise foi et d’approximations et même de généralisations totalement mensongères --> ben vas-y présente tes arguments.
    finissons de couper le lien entre l’humain et la nature --> ce n'est pas en les bouffant, en les mettant dans des prisons qu'on crée un lien avec la nature. Les animaux sont nos voisins sur terre, ils ont leur propre vie. Ils ne nous appartiennent pas.
    Pour votre information, les pygmées sont des humains, avec nous avons infiniment plus en commun qu’avec n’importe quel animal --> donc les humains on touche pas mais les animaux on en fait ce qu'on veut. Une sorte de communautarisme quoi. Ils sont comme moi, je respecte, ils sont différents, je maltraite. C'est ce qu'on appelle le spécisme. Le spécisme est à l'espèce ce que le racisme est à la race ou le sexisme au sexe.
    Vous avez gagné le prix de l’argument le plus pourri, encore bravo --> Il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu’ils ont été trompés

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