• paul
    paul
    2017-08-07

    bon, ok, ça m'a intéressé. j'en retiens l'intérêt pour une attitude de pensée renvoyant à la posture de l'analyseur sociologique, c'est à dire, d'un sujet qui, dans un contexte donné, provoque une interrogation du sens donné couramment, dans ce contexte, à quelque chose. cette provocation n'est pas obligatoirement volontaire, calculée, ciblée, finaliste : mais elle provoque, chez les autres sujets présent en la circonstance une sorte de dérangement de leurs habitudes, qu'ils ne peuvent pas interpréter en terme de "faute" ou erreur... ce qui se passe là, fait qu'ils, ainsi que le sujet cause de la rupture de sens, sont en train alors de se demander comment ils donnent "habituellement" du sens aux choses.
    la méthode de la contradiction est logique et rationnelle. mais elle reste dans la logique d'un domaine de reprsentation sociales, de façon d'imaginer, d'imaginariser, etc...
    mais là où ça change, c'est quand la rupture de sens vient d'une étrangeté du geste, ou d'une imaginarisation radicalement étrangère à l'ensemble des représentations sociales en cours. il faut à la fois intégrer ce qui s'est passé là et comprendre comment appliquer ses routines "normales" d'attribution de sens...
    cette attitude là, si d'une certaine façon le cynisme peut la rejoindre, permet donc de comprendre, de se comprendre.
    donc ça peut être intéressant...

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  • L'Intrus
    L'Intrus
    2017-08-08

    La provocation n'est qu'une conséquence de la parresia cynique, de la sincérité.
    La base du cynisme rejoint, elle, tout à fait, ce que tu dis, puisque son principe de départ est "L"inversion des valeurs"…
    Une façon de voir qui peut mener très loin dans la réflexion, car après l'inversion (laquelle ?) il y a les inversions d'inversions, etc…

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