• biophil
    biophil
    2018-01-03

    Je te remercie pour cette réponse.

    Je prendrai le temps de consulter les liens et d'y réfléchir avant de répondre à mon tour.

    Juste un mot sur le terme "preppers". Effectivement il est trop chargé négativement pour être approprié. La signification que je lui donnais était le sens premier et littéral: "ceux et celles qui se préparent ...à la catastrophe annoncée", point. Je ne défend pas le survivalisme (à la kalachnikov), au contraire, et mon texte montre. Je vais même plus loin, puisque je suis convaincu que nous devrons tou.t.e.s faire preuve d'un sens civique énorme pour prévenir (à temps) les plus gros risques industriels, notamment les accidents nucléaires majeurs...alors que plus personne ne sera payé pour le faire.

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  • d4niel@framasphere.org
    d4niel@framasphere.org
    2018-01-04

    Bonsoir,

    J'avoue que j'ai un peu de mal avec votre vision semble-t-il péjorative et réductrice du survivalisme... On sent que c'est connoté négativement chez vous, du style, survivalistes = pilleurs, sauvages retranchés, autistes paranoïaques, canibales retranchés dans un bunker et chantant des incantations maléfiques xd

    En réalité le survivalisme ce sont d'abord des techniques de survie comme son nom l'indique pour faciliter la vie de tous les jours en situation de crise ou d'autarcie (qu'elle soit énergétique, relationnelle, pour cause d'instabilité politique ou de violences, etc.).
    Réparer une bâche ou une tente, fabriquer un abri, apprendre les premiers soins, conditionner des aliments pour les conserver, cuisiner en milieu naturel, se protéger efficacement du froid, etc. La plupart de ces techniques ne se cantonnent pas à la sphère court-termiste autarcique à laquelle vous semblez associer ce mot :) Elles relèvent plutôt d'un héritage de savoirs-faires ancestraux (allumer un feu dans des conditions difficiles, chasser du petit gibier, etc.) ou plus modernes (des choses qui nous viennent de l'armée comme se camoufler, se déplacer sans se faire remarquer en terrain dangereux, des trucs scouts ou du domaine maritime comme maîtriser les différents noeuds, savoir pêcher, etc.).

    C'est bizarre quand même ce regard un peu biaisé dans le sens où la carte de vigilance de météo est déjà une forme de survivalisme moderne contre les orages, les vents violents, ou les inondations ^^ En tout cas j'ai une vision plus positiviste du survivalisme dans le sens où ces techniques sont additives, elles se transmettent et elles favorisent la cohésion d'un groupe :)
    Sans doute parce que j'ai fait du scoutisme quand j'étais jeune :p

    Bon ok j'avoue quand même que ça me fait rigoler de m'imaginer nos élites abandonner leur confort consumériste pour aller apprendre à construire en catastrophe des tables, des chaises, des fours ou des feuillets dans des forêt suintantes d'humidité ou enfin surtout dans des déserts arides pour fuir des hordes de sauvages déferlant dans les villes lol :D

    En fait le survivalisme dans sa version très connotée négativement peut rejoindre des analyses des psychologues sociaux où avec la dilution de responsabilité et la perte complète des repères d'identité individuels ou de conscience de groupe en cas de crise structurelles graves et croisées (qu'on appelle une guerre xd), les gens deviennent fous, ils ont des comportements complètement incohérents, les masses peuvent devenir des troupeaux de zombies attardés capables du pire (ce qui s'appelle le totalitarisme xd), et il faut en effet comme le dit M. Servigne aller chercher du côté de la "Nuit des morts vivants" pour se reprśenter un peu le bordel qui nous attend en cas de déplétion alimentaire brutale accompagné d'autres bouleversements hardcore systémiques.
    Panique à bord dans la France atlantiste attentiste, iceberg droit devant captain, on augmente la cadence gogogo xd

    De l'Histoire abominable de la dernière guerre mondiale, personnellement j'ai retenu une étude d'un psychologue social américain, M. Stanley Milgram, qui a montré scientifiquement qu'en situation de soumission à une autorité, 2 personnes sur 3 sont capables de torturer une autre personne jusqu'à la mort, pour un motif aussi futile que des erreurs sur une expérience portant sur la mémorisation d'une liste de mots... Cela explique bien des horreurs de notre Histoire, les crimes nazis, et l'imbécilité moutonnière humaine qui tient lieu de conscience quand elle range la sienne au placard... L'"état agentique" et la "banalité du mal" décrite par Hannah Arendt. En fait je dirais que quand l'Etat de droit ne remplit plus son rôle, là oui on peut commencer à vraiment s'inquiéter car chez certaines personnes celui induit des psychoses graves ou des psychopathies perverses...

    Ceci étant, en réalité le premier réflexe de l'homme en cas de crise bien définie, quand le Surmoi législatif de l'Etat de droit nous gratifie toujours de ses vertus, là c'est au contraire plutôt la tendance à l'altruisme, le sens du courage, du sacrifice et la solidarité qui prévaut - Freud a nommé ces traits de caractère qui se développent chez l'enfant en réaction à certaines pulsions et qui sont valorisées par la société les formations réactionnelles. Par exemple les pompiers américains aux tours jumelles après les attentats du 11/9 qui restent jusqu'à la fin pour sauver des vies, les gens qui descendent dans le calme les escaliers en aidant les plus fragiles, au par exemple au Japon lors du séisme de 2011 et le tsunami qui l'a suivi dans la ville de Minamisanriku, une jeune femme de 25 ans, Miki Endo, est restée malgré le risque pour prévenir la population de l'arrivée du tsunami par haut-parleurs et lui demander d'évacuer. Elle n'a malheureusement pas survécu à la catastrophe mais son courage a permis de sauver de nombreuses vies.¹ ²

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  • François Bisson
    François Bisson
    2018-01-04

    Merci Phil pour ce partage de tes réflexions. Je les trouve pertinentes et intéressantes aussi pour moi qui vis au Québec.

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  • PERMACULTURE MILIEU TROPICAL
    PERMACULTURE MILIEU TROPICAL
    2018-01-04

    De bonnes videos pour remonter aux sources :
    https://www.youtube.com/channel/UCAL3JXZSzSm8AlZyD3nQdBA

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  • biophil
    biophil
    2018-01-04

    Merci pour vos réflexions bien denses !

    Tu considères que les AMAPs ne sont pas suffisants. Mais elles sont cependant un bon départ, non ?

    Si les idées que j'ai un peu développé représentent mon "plan A", les AMAPs sont mon "plan B" (celui que je mettrai en oeuvre si je ne convainc personne et que je ne trouve pas les associés (preppers) pour créer l'outil résilient).

    Les AMAPs sont un bon départ. Comme le montre cette chouette petite vidéo que tu as mis en lien, ces associations ont été créées pour apporter un aide précieux aux paysans qui, grâce à elles, ne doivent plus (ou moins) passer beaucoup de temps supplémentaire au volet commercialisation (faire les marchés), ce qui représente déjà un grand soulagement (sans lequel le paysan sera souvent contraint de jeter l'éponge. A l'impossible nul n'est tenu ).
    Toutefois, nous restons ici toujours dans un schéma "commercial" qui, si il favorise bien le circuit court, l'agriculture paysanne, une certaine prise de conscience citoyenne et des méthodes plus écologiques, laisse tout de même le paysan gérer seul son outil de travail et n'établit pas vraiment la relation de partenariat (dans les deux sens) que j'ai exposée.
    En d'autres termes, ici le paysan gère son "affaire" qui reste sous son entière responsabilité, et le "client" ne se construit aucune résilience (ni garantie) au niveau alimentaire.

    Si je devais fonctionner en AMAP, je n'aurai aucun soutien pour la mise en place de l'outil, je devrai, par exemple, financer l'acquisition de mon hectare de terre sur vingt ans (aucune banque ne m'accordera ce prêt sur base d'un projet maraîcher artisanal), et donc je serai obligé de choisir une méthode de travail (ultra)mécanisée, avec notamment l'utilisation de compost (gros producteur de GES), plutôt que d'appliquer la méthode de paysan collapsologue éclairé qui me tient à coeur.
    De l'autre côté, le "client" Amapien continuera de penser que si je me casse la gueule, c'est de ma faute (incompétence), ne se souciera que dans la mesure de sa prise de conscience personnelle de ma méthode de travail (résiliente ou pas), et n'aura pas tissé avec moi le cercle relationnel vertueux réellement solidaire qui nous prépare mutuellement aux chocs de l'effondrement prévu.

    Par ailleurs, je connais plusieurs paysans fonctionnant en AMAP, et si ceux-ci poursuivent et s'accrochent à ce métier, c'est bien parce qu'ils l'aiment vraiment, et beaucoup moins parce qu'il leur permet de vivre. Le métier de paysan est l'un des plus difficile et l'un des moins bien payé au monde (5€/h, parfois moins encore)... qui travaille encore avec un salaire pareil de nos jours, si ce n'est le paysan ?

    Et ce n'est pas une simple question de compétence: le paysan travaille avec des éléments vivants assez aléatoires (climat, plantes vivantes), une année n'est pas l'autre, certaines récoltes peuvent être réduites à néant par une gelée tardive ou une sécheresse précoce, voire une attaque de mildiou ou autres insectes ravageurs (aussi développés par les déséquilibres engendrés par les pratiques culturales industrielles voisines), etc.
    Et surtout, il travaille dans un contexte concurrentiel de marché mondialisé (où se retrouvent presque sur un même pied des techniques agricoles industrielles intensives et des techniques artisanales), ce qui représente une énorme injustice.

    Mon approche est une approche de collapsologue. Comme celle de Pablo Servigne elle se veut "systémique". Il y a la volonté de mettre en place un outil qui s'intègre le plus harmonieusement à son environnement (techniques agricoles, habitat, utilisation des ressources) mais aussi celle de se pencher sur la sociologie, la psychologie et la politique.
    La collapsologie éclaire sous un autre angle les rapports humains au temps des catastrophes.
    Le paysan a les mains (et les pieds) dans la terre et la terre lui envoie des messages qui l'aident à développer un réalisme et un sens pratique qui échappe souvent aux spécialistes, aux chercheurs, aux politiques ou aux citoyens lambda. Il est bien placé pour estimer ce qui est humainement possible et ce qui ne l'est pas. Il sait que demain il faudra plus d'un million de paysans pour nourrir la France, et qu'a lui seul il ne pourra nourrir qu'une cinquantaine de familles au maximum.
    Il sait aussi qu'il ne pourra pas gérer les "hordes de criquets parisiens, ou bruxellois", et que donc il y a tout intérêt à établir dès aujourd'hui des relations privilégiées et solides au sein d'un seul groupe (ou communauté), sorte d'extension de sa propre famille...ça c'est gérable.

    En même temps, si l'entraide existe bel et bien dans notre nature humaine, notre souci à tou.t.e.s pour pouvoir l'exercer, est de trouver au préalable égalité et justice.

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  • biophil
    biophil
    2018-01-04

    J’avoue que j’ai un peu de mal avec votre vision semble-t-il péjorative et réductrice du survivalisme...

    Comme tu l'as montré il y a survivalisme et survivalisme...

    Vous l'aurez compris, je ne suis pas de ceux et celles qui vont stocker des tonnes de boites de conserves dans une cave blindée. Cette vision me fait d'ailleurs sourire, car on se demande pour quel type de catastrophe ces gens se préparent...
    En fait ces gens là se préparent à une "crise" (par nature temporaire) et pas à un effondrement de civilisation (global)...qui lui s'inscrit dans une échelle de temps qu'un stock de boites de conserves ne permet même pas d'aborder.

    Comme le montre Servigne (et le mouvement de transition): "en tentant de se préparer au pire (mythe de la barbarie) et en construisant des bunkers, on crée une peur chez les autres qui favorise un climat de tension, de suspicions et de violence, qui justifie ensuite le mythe"
    ...et de suggérer de travailler à construire un autre imaginaire plutôt basé sur la coopération, de considérer l'effondrement comme une opportunité à saisir pour s'affranchir des énergies fossiles (et nucléaires), et de retrouver enfin nos liens d'harmonie avec la nature.

    La meilleure préparation à l'effondrement est de le regarder droit dans les yeux, d'inventer cette belle histoire qui peut aller avec, et d'adopter dès à présent des modes de vies réellement soutenables, ceux-là même qui serviront de phare dans la tempête.
    C'est dans ce sens là que j'ai utilisé le mot "preppers", car je n'en ai pas trouvé qui inclut à la fois la dimension "préparation aux catastrophes" (survivalisme) et la dimension de collaboration et d'entraide (qui permettra réellement la survie et la vie)

    Bref, les individualistes et les égoïstes seront les premiers à mourir. Les groupes capables de montrer des comportements coopératifs auront plus de chance de survivre.
    Nous entrons donc, effectivement, dans l'ère de l'entraide.

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  • Nik Amazon
    Nik Amazon
    2018-01-04

    L entr'aide commence par avoir de bonnes notions d autonomie par soi meme dans des domaines divers : (recherche de nourriture dans la nature, system D en recyclage et bricolage, medecine basique, filtration d eau ou comment en trouver de la propre etc...)
    Avec de bonnes bases on peut rassurer des personnes moins aguerries a la vie naturelle et esperer faire evoluer un embryon de communaute.

    En tout cas, le salut sera loin des villes...

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  • Sylvie gaschen
    Sylvie gaschen
    2018-02-15

    toutes vos réflexions sont réellement pertinentes et intéressantes, je me suis régalée à vous lire.
    Toutefois, je rejoins @didier lorsqu'il écrit

    Le piège à éviter, à mon humble avis, c'est de s'enfermer, sous prétexte de se trouver une solution, au point de reproduire les mêmes travers qui ont déjà lieu à l'échelle des nations : les frontières, la peur de l'autre, etc...
    C'est une question de dosage. Et d'éviter les extrêmes, en terme de comportement.

    ma humble vision, collapse ou non, est que l'avenir qui fait déjà partie pour certains d'entre nous, individus isolés ou communautés, du présent, a intérêt de se former en petits îlots, différents et complémentaires à la fois.

    cela éviterait les derives déjà actuelles du gourou et de sa secte.... de plus chaque "îlot" va se configurer naturellement de par son biotope et aussi de par son savoir faire.
    Je pense que cela s'installe déjà très simplement, je dirais même, primitivement dans le sens réel du terme.

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  • biophil
    biophil
    2018-02-15

    Merci Sylvie :o)
    je crois que nous sommes assez bien d'accord.
    Installons donc... simplement et primitivement.

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  • Doree
    Doree
    2018-02-17

    Superbement bien résumé et très justement rédigé Philippe. Merci pour ce partage ;)

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  • Cyril Delacour
    Cyril Delacour
    2018-03-08

    Afin que la transition soit la plus paisible possible il me semble nécessaire de déchirer l'obscurantisme sectaire qui règne sur le système monétaire car l'emprise opérée par cette valeur symbolique placée à la mesure de toute chose au lieu de garder mesure en toute chose, alors que le vivant est largement sacrifié pour cette valeur symbolique, est dramatique. Un arbre ne vend pas ses fruits mais il faut de l'argent pour vivre... la réalité de notre système, l'aliénation à l'argent au sein d'une société de consommation, occulte une réalité naturelle, à tel point qu'il y devient très difficile de concevoir des échanges non commerciaux. En comprenant cela, en prenant conscience de cette emprise on s'en libère et cela permet de réagir de manière moins agressive (par peur) en cas de crise monétaire, et l'effondrement risque fort de passer par une crise monétaire globale, n'est-ce pas ?

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  • biophil
    biophil
    2018-03-09

    Oui, assez d'accord. En même temps je ne vois pas bien ce que vous proposez concrètement...

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  • Sylvie gaschen
    Sylvie gaschen
    2018-03-09

    ben le troc tout simplement. ou la monnaie libre, déjà instaurée dans plusieurs communes d'Europe.
    De toute façon si effondrement il y a, il n'y aura plus d'argent virtuel, comme c'est le cas aujourd'hui, mais un bon retour de la planche à billets. Enfin, il me semble.

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  • biophil
    biophil
    2018-03-09

    Ah oui, bien sûr ! En même temps, je me vois mal payer les impôts et les taxes en monnaie locale ou en troc…mais je peux toujours leur poser la question question2

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  • Sylvie gaschen
    Sylvie gaschen
    2018-03-09

    .... quels impôts ? quelles taxes ?....
    Quand j'étais gosse, la lire en Italie avait tellement dévalué, qu'il fallait une brouette de billets de banque pour aller payer son pain 😂
    Ensuite le gouvernement a carrément explosé et... disparu.
    Ce fut pourtant les meilleures années inscrites dans l'histoire de l'Italie.
    Certes, la mafia était derrière, mais elle n'avait pas que du mauvais...
    Et comme le gouvernement n'existait plus, il n'y avait plus ni taxes, ni impôts.
    Durant ces années là, le pouvoir d'achat des italiens a doublé et ils sont repartis avec une monnaie, case retour à sa vraie valeur.

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  • Canårđø-2.žerø
    Canårđø-2.žerø
    2018-03-09

    @Sylvie gaschen
    Ben des impôts et des taxes pour faire tourner les services publics. Le pouvoir d'achat des gens se porte peut-être mieux s'il n'y a pas d'impôts, mais il ne faut pas tomber malade ou au chômage.

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  • Sylvie gaschen
    Sylvie gaschen
    2018-03-09

    Tout à fait @didier.

    @pa¢ø-φ

    mais il ne faut pas tomber malade ou au chômage.

    avec le système français actuel c'est clair que non.
    Mais il est tout à fait possible de vivre autrement.
    Sans vouloir vous raconter ma vie, ça fait 5 ans que je n'ai aucune protection sociale, aucun droit au chômage.
    Lorsque je tombe malade, même gravement, je me soigne autrement, et si je dois aller à l'hôpital, ce qui m'est déjà arrivé, je paye.
    J'assume, je veux dire par là que si je devais suivre un traitement onéreux, engageant ma survie et que je ne puisse l'assumer, et bien tant pis pour moi... Je n'ai pas le choix, donc à force on voit, vit et considère les événements autrement.
    En outre, si les gens cessaient d'être étouffé par les impôts et taxes directs et indirects, ils auraient possibilité alors de prévoir eux même leur épargne à prévoir en cas de coup dur.
    Et les coûts des soins eux même, seraient eux même remis à leur juste valeur.
    Ce n'est largement pas utopique, l'humain a juste perdu de vue qu'il n'a pas à être
    sans cesse "sécurisé" par un système établi qui te fait croire en gros, que si t'es pas assuré ou que si la secu n'existait plus, tu vas tomber gravement malade !!!
    Idem pour le boulot, plein de gens n'ont pas droit au chômage.
    Enfin, comme on est sur un post au sujet de l'effondrement final, pardon 😉 collapse, on peut imaginer que de toute façon, le système de santé notamment devra bien revoir sa copie et ressembler plutôt à des dispensaires.... et ça serait peut être pas plus mal ainsi.
    Finalement, l'époque où le médecin de campagne se faisait payer par des poulets ou autres denrées de la ferme, serait peut-être de retour.
    Et au moins, on aurait à nouveau des médecins dans les campagnes !! 🙃

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  • Sylvie gaschen
    Sylvie gaschen
    2018-03-09

    c'est en totale connaissance de cause que j'ai écrit cela @didier.

    Pourquoi, tu veux t'installer dans la région ? t'es par là ?....

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  • Sylvie gaschen
    Sylvie gaschen
    2018-03-09

    je te propose de continuer en mp, parce que là on squatte chez biophil lol 😂

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  • biophil
    biophil
    2018-03-09

    Faites comme chez vous ;)
    Pour le moment, quand on travaille, il faut encore payer des impôts et des taxes, mais je m'en passerais volontiers. D'accord avec Didier, ces impôts servent surtout à renflouer les banques.
    Pour le risque maladie, c'est une caisse de solidarité, non ? ce n'est donc pas obligatoire comme une taxe.
    D'accord avec vous, quand tout sera bien effondré, nous fonctionnerons différemment.

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  • Canårđø-2.žerø
    Canårđø-2.žerø
    2018-03-09

    @Sylvie gaschen:

    Non, je pense que le principe de solidarité à l'échelle nationale tel qu'il a été pensé dans l'après-guerre soit à jeter aux orties. C'est en revanche un fait qu'une grande partie des impôts sont désormais captés par la corruption. C'est contre cette corruption qu'il faut lutter.

    Par ailleurs si on regarde ce qu'il se passe en Grèce ou en Afrique, on s'aperçoit que faire fonctionner, ne serait-ce qu'un dispensaire ou une école coûte énormément cher et que toutes les bonnes volontés du monde ne suffisent pas.

    Dire que parce que, ailleurs les gens n'ont pas autant de sécurités (social-santé), doit nous pousser à perdre les nôtres me semble également une mauvaise approche. C'est comme dire qu'il faudrait avoir le smic d'un roumain pour plus d'égalité en Europe (le discours de la droite libérale). Au contraire, il faut avoir pour ambition que nos conquêtes sociales (gagnées souvent au prix du sang par les générations précédentes) s'étendent au-delà des frontières du monde riche.

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  • Sylvie gaschen
    Sylvie gaschen
    2018-03-09

    Non, je pense que le principe de solidarité à l'échelle nationale tel qu'il a été pensé dans l'après-guerre soit à jeter aux orties.

    non effectivement, je suis d'accord avec toi !!
    Mais il faut commencer à voir les choses... autrement.
    je ne suis pas d'accord avec toi quand tu dis par contre qu'un dispensaire coûte très cher. Cela n'est pas juste.
    D'abord, il faut savoir que dans un dispensaire, la majorité des médocs sont hors date. Ecopant des médocs des hôpitaux périmés d'un jour ou même plus, parce que la loi des lobbiste pharmacologiques l' exigent.... alors que ces mêmes médocs pourraient être encore utilisés même une année après leur date....
    que les packs de couture et de pansements fermés et bien stockés sont pareillement jetés ou transmis à des dispensaires.
    parce que les gens qui y travaillent apprennent à le faire avec moins de moyens "ultras" et qu'ils arrivent à prodiguer des soins d'une manière extraordinaire, avec de très bons résultats !!!
    "on" nous a mal habitué.... à ce luxe juteux du marché médical.
    De toute façon, il faudra bien apprendre ou réapprendre à s'en passer, non ?!

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  • Canårđø-2.žerø
    Canårđø-2.žerø
    2018-03-09

    "si c’est si dur en Afrique, c’est parce qu’on les vole depuis des siècles et toujours encore":
    Entièrement d'accord, Didier, notre richesse repose sur le pillage de ces pays depuis des siècles. Toutefois ce ne sont pas les acquis sociaux qu'il faut abattre, mais en effet le capitalisme sous toutes ses formes :)

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  • Canårđø-2.žerø
    Canårđø-2.žerø
    2018-03-09

    "je ne suis pas d’accord avec toi quand tu dis par contre qu’un dispensaire coûte très cher.":

    Je ne suis pas compétent sur le sujet, mais je me base sur ce que j'ai vu dans des vidéos sur les dispensaires nouvellement créés d'Athènes, suite à la fermeture d’hôpitaux et à la disparition de la sécu. Des dispensaires situés dans des appartements de médecins bénévoles où il manque de tout en terme de matériel, d'hygiène et de médocs.

    "De toute façon, il faudra bien apprendre ou réapprendre à s’en passer, non ?!":
    C'est possible, mais j'espère que non, imagine les cancéreux sans soins palliatifs, les alzeimer livrés à eux-même, etc..! Toutefois je trouverais ça pas mal si les pharmaciens redevenaient les apothicaires qu'ils étaient encore il n'y a pas si longtemps (moins de 40 ans), ce qui impliquerait la fin de la puissance financière des labo pharma.

    Effondrement ne veut pas forcément dire "retour au moyen-âge". Personne ne sait vraiment de quelles façon il va se produire et les conséquences qu'il va avoir. Souhaitons qu'il ne balaie que ce qui nous détruit et détruit la planète :)

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  • Sylvie gaschen
    Sylvie gaschen
    2018-03-09

    Souhaitons qu'il ne balaie que ce qui nous détruit et détruit la planète :)

    je le souhaite autant que toi....!!!!

    Et je vois mal annoncer à quelqu'un sous soins lourds que dorénavant il ne pourra plus en bénéficier....

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  • biophil
    biophil
    2018-03-09

    moi aussi je le souhaite ! cela d'autant que nous sommes tous plus ou moins fortement intoxiqués par le glyphosate, par exemple...

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  • biophil
    biophil
    2018-03-09

    Dans les cinq stades de l’effondrement Dmitry Orlov montre que l’effondrement peut être stoppé à différents stades, comme il montre aussi que l’ordre de ces stades peut varier.
    Pour le glyphosate, j’ai vu hier le dernier film de Marie-Monique Robin sur le procès Monsanto, “Le Roundup face à ses juges”, où j’ai appris des choses encore plus terrifiantes. Si vous voulez le voir aussi, je peux vous donner un lien en MP.

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  • Sylvie gaschen
    Sylvie gaschen
    2018-03-09

    pourquoi en mp ?..... ici tu sais on vit tous les jours les atrocités directes et indirectes du glyyphosate, et les témoignages de ceux à qui on a forcé de les utiliser il y a 50 ans pour les premiers, les pressions qu'ils subissaient des caves coopératives, du Crédit Agricole, de groupama et même de la la msa.... et pire le nombre de morts par cancer et leucémie par famille..... ici, on est en plein dedans....

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  • Sylvie gaschen
    Sylvie gaschen
    2018-03-09

    et de toute façon, maintenant on est sauvé... on a le dicamba mdr 😂 😂 😂

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  • biophil
    biophil
    2018-03-10

    c'est bizarre, on dit "nouvel herbicide" pour le Dicamba, or je vois qu'il est connu depuis 1967 => https://fr.wikipedia.org/wiki/Dicamba

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  • biophil
    biophil
    2018-03-10

    ben oui...
    merci pour l'article, Didier :)

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