• Canårđø-2.žerø
    Canårđø-2.žerø
    2018-03-07

    J'ai un peu du mal à faire le rapprochement entre les deux. Il me semble qu'on naît solitaire ou pas. On en souffre durant les premières décennies de la vie. Et si on n'a pas réussi à se flinguer entre-temps ou à se réfugier dans le mysticisme, alors on se blinde. C'est l'entrée dans la résilience et donc dans un certain état de stabilité intérieure.

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  • L'Intrus
    L'Intrus
    2018-03-08

    C'est un peu une boutade… Disons dans "une grande confiance en soi"… Confiance que je n'ai absolument pas pour affronter la société, mais qui est là, dans l'ascèse, pour me renvoyer une belle image de soi… ;)

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  • L'Intrus
    L'Intrus
    2018-03-08

    Le narcissisme est aussi quand on te dit "tu n'y arriveras jamais"…
    Tu as du mal à faire le rapprochement… et moi je ne vois pas en quoi cela s'oppose…

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  • L'Intrus
    L'Intrus
    2018-03-08

    Et puis tu parles de la solitude, de ton expérience de solitaire (depuis le départ, c'est des autres que je souffre, pas de la solitude. Si on nait solitaire, c'est quand on ne peut pas l'être qu'on souffre, pour moi), je parle de l'auto-suffisance, de l'autarcie, de la volonté de se passer totalement des autres sur le plan matériel avant tout (et j'en suis encore loin)…
    Sinon, si je me sens plus stable c'est surtout les médocs parce qu'au fond je ne ressens pas plus de stabilité, peut-être même moins avec ce que m'a apprit le temps…
    "Resilience" Putain de mot! A chaque fois que j'ai demandé, on m'a donné une définition différente… et même sur un dico, c'est pas clair…
    Si tu peux donner ta définition de ce mot, ça m'arrangerait…

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  • Canårđø-2.žerø
    Canårđø-2.žerø
    2018-03-08

    "c’est des autres que je souffre, pas de la solitude":
    Oui mais pour moi c'est assez similaire. La solitude naît du sentiment d'être perpétuellement incompris, trahi, voire rejeté, de ne jamais parvenir à se faire de vrais amis, des confidents. Un peu comme s'il y avait une vitre invisible qui nous séparait des autres.

    A une époque où j'essayais d'écrire, j'avais pondu un texte qui parlait de ça et qui s’appelait "l'étrangeté". L'un de mes frères qui l'avait lu, disait qu'il se retrouvait complètement dedans.

    Après c'est vrai qu'au présent il y a pas mal de gens que je ne supporte pas très longtemps parce que je les ressent incohérents ou dans le déni sur les sujets vitaux pour la planète qui me tiennent à cœur.

    Pour la petite histoire j'ai tout de même vécu huit ans en communauté, puis en couple. Je me suis également pas mal engagé dans les milieux associatifs et sur des causes militantes. Dans presque tous les cas ça s'est assez mal terminé :)

    La "résilience" est un mot que j'ai découvert il y a peu et comme toi j'ai un de mal avec. Je le comprends en gros comme la capacité à s'adapter et à résister dans un contexte où, l'environnement dans lequel nous étions habitués à évoluer s'écroule et devient plus hostile.

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  • L'Intrus
    L'Intrus
    2018-03-09

    Sauf que pour moi, la solitude est née de … la solitude, tout simplement. Enfant unique, père absent 6 mois par an, mère qui rentre du boulot à 19h… J'ai passé toute mon enfance dans une solitude relativement sereine (jamais été content de vivre non plus) tant qu'on ne m'obligeait pas à la quitter… C'est avec la crèche et tout ce qui suit que la souffrance s'est manifestée…
    Donc, pour moi, ce n'est pas similaire. Je n'ai pas choisi la solitude pour éviter les autres, ce sont bien les autres qui ont détruit ma solitude…

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