• Jean Ferreira
    Jean Ferreira
    2018-09-30

    Un bémol tout de même à cet article :

    Paul Mason dans son livre Postcapitalism : A Guide to Our Future, qui théorise que les technologies de l’information ouvrent la voie à l’émancipation du travail en réduisant à zéro les coûts de la production du savoir – et potentiellement d’autres types de production qui seront transformés par l’intelligence artificielle, la chaîne de distribution, etc. Ainsi, dit-il, émergera un âge utopique « post-capitaliste » d’abondance absolue, qui dépassera le système de prix et les règles du capitalisme.

    Cela a l’air sympa, mais Mason ignore complètement l’infrastructure physique colossale, et en augmentation exponentielle, pour « l’Internet des objets ». Son essor numérique devrait consommer des quantités toujours plus importantes d’énergie (jusqu’à un cinquième de l’électricité mondiale d’ici 2025) et produire 14 % des émissions mondiales de carbone d’ici 2040.

    Je pense plutôt que Mason voit plus loin et plus clairement que les auteurs de cet article qui n'ont pas compris que "l'émancipation du travail" _ dont parle Mason changera totalement les paradigmes qui obligent à _"l'infrastructure physique colossale" actuelle.

    Pour qui s'est penché attentivement sur la monnaie libre dont la monnaie M fut une première expérimentation (merci Mérome) il est facile de comprendre que la monnaie libre résoudrait le problème qu'est le capitalisme productiviste dont le moteur est l'endettement des ménages, des entreprises, et des nations pour le plus grand profit des banques.

    Ce qui ruisselle de la pyramide du capital, c'est le manque de monnaie créée par le crédit, pas la richesse.
    Et la planète en crève de ce productivisme à marche forcée, dont les plus fervents défenseurs en sont les premières victimes: la classe ouvrière.
    Celle qui depuis longtemps a perdu la bataille…

    La monnaie dette c'est de la dette, pas de la richesse. Comment être plus clair, comment faut-il le préciser ?!

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