• Mireille M.
    Mireille M.
    2019-04-01

    Je suis plus que d’accord, joint ma propre analyse du problème :
    Je ne pense pas que MACRON soit dans le déni, dans une bulle, dans l’ignorance ou sourd aux revendications des gilets jaunes. C’est plus grave que ça : Son disque dur n’est pas programmé pour ça. Il n’y a pas la moindre place pour le doute. Son « choix » est fait depuis longtemps. C’est le néolibéralisme ou le chaos. Ceci dit mon « choix » à moi aussi est fait depuis longtemps. En résumé et pour faire bref : la terre à ceux qui la travaillent ». Encore qu’il faille s’entendre sur les notions de propriété et de travail. Ma seule difficulté est comment la mettre rapidement en pratique ? Nous sommes sur des chemins diamétralement opposés. Lui réponds à sa société de notables, d’actionnaires, à ses sponsors. Moi je réponds aussi à ma classe sociale et suis influencé par mon vécu, mes lectures. Là s’arrête le parallèle, je n’ai pas encore de sponsors ! Bien entendu je suis lucide sur le fait qu’il vaut mieux être jeune, en bonne santé et riche que vieux, malade et pauvre ! Vieux et malade sont des donnés inhérentes à nos conditions humaines. Mais nous pouvons avoir une action positive sur les notions de pauvreté et de richesse. Vouloir améliorer ses conditions de vie ne m’apparaît pas comme une aberration en soi. Le big problème dans le contexte actuel, c’est que pour qu’il y ait quelques riches il faut énormément de pauvres.... et personne ne rêve de devenir pauvre et surtout pas le pauvre d’un riche ! La problématique de l’écologie qui vient mettre son gros grain de sable dans l’illusion du toujours plus est révélateur de cette situation. Nous n’avons qu’une planète, pillée de manière éhontée au bénéfice de quelques uns, mais avec la complicité de tous. Cette réthorique est aujourd’hui retournée habilement pour imposer aux plus modestes une fin de non recevoir en qualifiant leurs exigences : d’ irresponsables, irréalistes et même antinomiques avec le réchauffement climatique.... Le capitalisme comme le christianisme sait très bien recycler à son profit les anciennes et nouvelles formules.
    Le peuple est dépendant des choix électoraux, économiques et sociologiques faits au bénéfice des plus riches. Il fera chaud longtemps avant que la tendance ne s’inverse. (Voir démocratie et vote : une majorité absolue de députés, une élection de Président, avec une minorité de voix, adoption d’une loi sans même en débattre ni la voter au Parlement avec le 49-3). L’homme providentiel est une aberration démocratique. Les gilets jaunes et la jeunesse sont dans la rue (signe d’une bonne santé mentale et d’un aléa somme toute prévisible de notre système dit démocratique). Cela peut-il suffire ? Jusqu’à présent les manifs syndicales ou politiques entre République et Nation, réglées au cordeau, ont arraché au mieux, un recul, un ajournement ou une révision partielle des décisions contestées. La lutte est infinie, toujours à recommencer. Après l’engouement populaire, après la sympathique mise en lumière des problèmes, rien n’est acquis définitivement. La résistance se gère au long cours. Viendra le temps des questions aussi nombreuses que les réponses et pour finalement quelles solutions ? L’indispensable remise à plat de notre mode de vie n’est pas encore au programme. Il va y avoir du taf avant de renverser les tables de la gabegie pour planter nos poireaux. J’ai des doutes légitimes sur la cible des sacrifices qui seront choisis et qui seront effectivement faits et par qui ? Le « prend toi en main » « ton futur sera ce que tu en feras » « ton avenir est entre tes mains » « soit un self-made-man », se heurte à ma logique sûrement simpliste d’une évolution qui pour être équitable ne peut être que collective. La main mise du capitalisme sur tous les rouages de la vie politique, sociale, presse.. ne me parait pas être le contexte idéal pour remettre en cause son existence, qui est au centre du problème. Je ne vois pas trop la bourse et avec elle les multinationales du cac 40 se faire hara-kiri pour le bonheur de l’humanité et sauver la planète. Il est de bon ton de se soucier de la pollution, du réchauffement climatique, du pillage des richesses qui sont l’ ADN de notre société de consommation à outrance. « L’après nous le déluge » n’est pas très chic, n’est pas trop vendeur, (rappel incessant de la dette laissée à nos enfants). Alors on camoufle, on s’adapte : on trie nos déchets, on consomme mieux (ceux qui peuvent), on mange bio (ceux qui peuvent) végétarien, Vegan (ceux qui veulent), on roule à 80 kmh... et on expédie à l’autre bout du monde nos déchets les plus nauséabonds, etc...Et si ça ne suffit pas.... Il faudra alors faire plus de sacrifices sur la flexibilité, le temps de travail, les minima sociaux, le chômage, la retraite, la sécurité sociale, la privatisation des biens publics, etc.... Tout pour que la folie consumériste qui fait tourner la machine à cash puisse continuer encore un peu, beaucoup. L’opposition sans cesse développée du populisme qui voudrait répondre à la demande des peuples, au libéralisme, qui aurait le courage de prendre des décisions impopulaires mais indispensables, à la démocratie en danger par ces dérives irresponsables, devrait déjà nous alerter sur la tenue des prochaines échéances électorales nationales et à leur plus que probable issue. Le couple MACRON/LE PEN a de beaux jours devant lui, avec le résultat que l’on connaît déjà ! Entre Charybde et Scylla choisit ton camp camarade ! Et Alors.... et alors.... hé hé..Zorro est arrivé, sans se presser, le beau Zorro, le grand Zorro. Mireille MOUTTE

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