• Nagoydede
    Nagoydede
    2020-06-04

    Bonnes analyses qui pour une fois n'est pas centrée à uniquement 'basher' l'industrie aéronautique.
    Cependant, j'ai noté dans les derniers paragraphes pour la reconversion '... Les entreprises aéronautique ont un savoir savoir-faire dans l’allègement des matériaux ou encore l’aérodynamisme...' , sous entendant que la réorientation du personnel vers des alternatives plus vertes serait possible pour sauver l'emploi. Effectivement, mais ces domaines concernent tout au mieux une centaine de personnes. Le gros des troupes du personnel est composé par les compagnons sur les chaînes d'assemblages (travail très différents de celui d'une chaîne automobile) et d'ingénieurs d'études (terme vague, qui va de l'organisation des tâches de maintenance, de certification, d'essais, de définition des systèmes, safety, de production, de qualité,...). Si une transition de ces personnes vers une technologie automobile vertes et possible, il sera bien difficile d'en caser plusieurs milliers...

    En ce qui concerne la taxation du kérosène, il faut que cela soit appliqué partout dans le monde pour au moins assurer une certaine cohérence. Sans cela on (la France) se penalise plusieurs fois. Les vols vers l'étranger seront plus cher avec la cie française qu'avec une compagnie étrangère. Rien n'empêche également de faire une escale dans un pays plus laxiste proche de nos frontières pour limiter les effets de cette taxe. On aura alors un allongement des distances pour faire diminuer les coûts...
    L'objectif de cette taxe semble aussi discutable :
    "Cela nécessite cependant d’accorder une valeur à l’efficacité énergétique. En clair : de taxer le kérosène. Les compagnies, qui verraient gonfler leur facture de carburant, seraient alors incitées à renouveler leur flotte en choisissant des modèles plus récents".
    Les constructeurs aéronautiques ne sortent pas un nouveau modèle tous les 4 matins. Bien souvent lorsqu'un nouveau modèle est disponible, les constructeurs vont proposer au cie de remplacer leurs appareils qui sont sur le carnet de livraison par ce nouveau modèle... Beaucoup de cies exploitent des appareils 'modernes' qui ont moins de 10ans. Enfin, le tôt de production ne permet pas de répondre à un renouvellement rapide des flottes.
    Le carburant représente une certaine valeur du coût d'un billet, mais c'est un pourcentage 'faible' (non négligeable tout de même) face aux coût d'entretien, d'exploitation (salaire du personnel navigant ou au sol), d'achat/location... Face à une augmentation du prix du carburant, les cies peuvent certes arrêté ou réduire l'exploitation des aéronefs vieillissants, mais elle peuvent également changer leurs modes opératoires (achat de carburant dans des pays moins cher au détriment de la masse commercial embarquée, adaptation des horaires pour voler durant les heures calmes et ainsi favoriser les vols les plus directs, changement de vitesses, réduction de masse salariale, ...).

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