• atsuko@framasphere.org
    atsuko@framasphere.org
    2020-06-18

    Et oui

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  • Hugo
    Hugo
    2020-06-21

    Un prolo aliéné par l'idéologie humaniste à un collège : "je ne suis pas un corps exploité par le capital, nous sommes des humain-e-s, comme notre patron"

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  • Emmanuel Florac
    Emmanuel Florac
    2020-06-21

    @Hugo précisément, les prolétaires revendiquent une dignité égale, pas d'être "des corps" ou "des victimes".

    Dans le même ordre d'idée, je te rappelle que la notion même d'égalité de tous les humains est propre à l'humanisme (ça fait même partie de la définition), et n'existe dans aucune autre civilisation que l'horrible civilisation occidentale honnie. Partout et toujours, la norme a été d'appeler son propre peuple "les humains" (c'est le sens des mots "Inuit", "Quechua", "Shuar", etc dans leurs langues respectives) et de considérer tous les autres comme des barbares.

    Tu sais qui déteste l'humanisme? Les fascistes et les nazis. Bande de cons.

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  • Hugo
    Hugo
    2020-06-22

    Salut @Emmanuel Florac

    les prolétaires revendiquent une dignité égale, pas d’être “des corps” ou “des victimes”.

    Personne ne revendique d'être des corps ou des victimes. Ça serait absurde. A priori tu confond revendication et dénonciation. Parler de nos broyées corporellement et moralement, de nos humilié-e-s, piétiné-e-s, accidenté-e-s, déprimé-e-s, tué-e-s, suicidé-e-s du travail, ca serait de la victimisation communautaire ? Pourquoi il faudrait faire ce cadeaux au patronat de ne pas dénoncer/visibiliser leurs attaques ?

    Tu sais qui déteste l’humanisme? Les fascistes et les nazis. Bande de cons.

    Quand je parle d'humanisme, je parle bien-sur d'un point de vue matérialiste, d'une idéologie fourre-tout idéaliste défendant une conception abstraite (vois essentialiste) et universelle de l'humain, déconnecté des réalités sociales concrètes, comme par exemple l'humanisme de Feuerbach. Mon commentaire ci-dessus, ou celui que tu as partagé en sont des exemples caricaturaux. Qualifier Marx ou sa critique des droits de l'homme, de nazi, c'est éthiquement et intellectuellement inacceptable et ridicule. Camarade, l'utilisation intempestive du point godwin empêche, bien des fois, la réflexion.

    Syndicalement,

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  • Emmanuel Florac
    Emmanuel Florac
    2020-06-22

    @Hugo sauf qu'un marxiste matérialiste conséquent sait que l'oppression de classe prime partout et toujours, et que l'oppression raciste ou sexiste n'en est qu'un avatar -- et souvent sert de cache-sexe commode pour l'exploitation : pendant que la grande bourgeoise noire Françoise Vergès (fille de sénateur, ayant étudié et enseignant aux USA, écrivant des livres, blablatant dans les médias...) parle du "privilège blanc" de Kévin M., manutentionnaire intérimaire, ou de Geneviève C., femme de ménage à l'EHPAD, les bourgeois se marrent.

    Pendant que les gauchistes intersectionnels essaient de faire une hiérarchie des oppressions, les seuls qu'on n'emmerde pas, ce sont les vrais oppresseurs. L'homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, est "#BlackLivesMatter" à fond. Bill Gates aussi. Et tous leurs copains milliardaires font un concours médiatique de celui qui sera le plus #MeToo, le plus #BLM, le plus "gentil".

    C'est quand même caractéristique que le gouvernement ait eu la main répressive plus légère contre la manifestation interdite "Vérité pour Adama" (manifestation que je soutiens par ailleurs) que contre la manifestation autorisée des soignants luttant pour le service public, non? Ça ne te pose pas question? Ça devrait. On monte les exploités les uns contre les autres, pour éviter de parler des problèmes de fond.

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  • Hugo
    Hugo
    2020-06-23

    Salut @Emmanuel Florac

    Un-e matérialiste conséquent ne considère pas que le sexisme ou le racisme soit juste des stéréotype et des mauvais comportement individuelles, contrairement à l’antiracisme et le féminisme moral. Un-e matérialiste « conséquent » considère l’idéologie et les comportement, classiste, sexiste et raciste comme, « en dernier ressort », des produit d’une structure sociale  (et des rapports sociaux de production, catégorisation sociale, et mécanisme de reproduction qui vont avec). Être un-e matérialiste conséquent c’est de considérer les discrimination et privilèges sociaux (qu’il soit de classe, de genre, de race) et la manière dont ils se croisent, comme historique, systématique, impersonnel.

    Pendant que les gauchistes intersectionnels essaient de faire une hiérarchie des oppressions, les seuls qu’on n’emmerde pas, ce sont les vrais oppresseurs.

    Les "gauchistes intersectionnels JUSTEMENT ne font pas de hiérarchie des oppressions. Par contre c'est toi ici qui fait une hiérarchie des oppressions (cf. "l’oppression de classe prime partout et toujours, et que l’oppression raciste ou sexiste n’en est qu’un avatar").

    L'idée que lutter contre les différentes dimensions spécifiques que prennent la domination, serait une manière de diviser le prolétariat, et de le détourner de la lutte contre le capital .... est un "argument" usé jusqu'à la corde. Déjà des -littéralement- gauchiste des années 1970' le balançait contre les camarades féministes et socialistes du MLF. Il est totalement infondé. Premièrement parce que les travailleur-euses sont déjà divisées (cf. lumpenprolétariat/prolétariat/classe moyenne salarié d'encadrement, division de genre et raciale...). Mais que cette division n'empêche, en soi, en rien l'unité du classe (unité ne veut pas dire effacement des spécificités de chaque groupe sociale). Patriarcat, racisme structurel et capitalisme, sont différent aspect, à la fois relativement autonome et surtout inter-dépendant, de notre réalité sociale. L'approche intersectionnelle permet donc justement de ne pas opposer lutte antiracistes, féministe ou socialiste, mais de les articuler, dans une lutte global pour l'émancipation.

    Syndicalement,

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